Gilbert Constantin

Peintre et sculpteur

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Bienvenue sur le site de Gilbert Constantin, peintre et sculpteur jurassien d'origine valaisanne décédé le 31 août 2010.

Vous trouverez sur ce site une partie de ses œuvres (peinture et sculptures), des vidéos et des interviews.

"La lumière est le reflet de mon profond besoin d'optimisme.
C'est aussi une longueur d'onde qui se déplace dans le temps et dans l'espace.
Vouloir la piéger c'est tenter une gageure; c'est essayer d'arrêter la micro seconde, donc essayer d'arrêter le temps et de ne plus avoir peur de la mort."
Il nous avait habitués jusqu'il y a peu à un univers spatial hors du temps, où le chant des sphères développait ses arpèges dans un cosmos à géométrie variable, dominé par l'obscure clarté des bleus nuit ou céruléens, traversé par la flèche soudaine d'un rayon lumineux issu d'un ailleurs hors champ, comme une réponse donnée par le hasard à la lumupre diffractée de la masse immobile du prisme pyramidal. Et voilà qu'aujourd'hui le temps interfère dans cet infini des origines et y fait surgir des éclats nouveaux aux coloris flamboyants.
Manifestement quelque chose bouge dans l'incoscient créateur du peintre. Son imaginaire déborde désormais le monde sidéral primitif pour s'approprier les marges du tableau où apparaissent, dans la vibration du blanc originel, les reflets fugitifs d'une âme qu'on sent imprégnée d'expériences humaines fondamentales et de visions d'avenir novatrices. L'écriture et la symbolique sont restées les mêmes, mais le message, lui, a changé.

L'expression picturale de Gilbert Constantin négocie un virage très significatif. Il révèle chez l'artiste des bouleversements profonds qui l'obligent à une recréation de son univers plastique dont témoignent ses oeuvres les plus récentes. Sa liberté ne s'accommode plus des recettes anciennes : elle s'ouvre à de nouveaux espaces à inventer et à investir. L'acte créatif à certes besoin de solitude, mais l'inspiration naît de la confrontation. Celle de Gilbert Constantin s'est enrichie au contact cicifiant d'autres collègues artistes dans le cadre de défis remportés en équipe. Le recours aux couleurs vives révèle des brèches de bonheur dans le cycle toujours recommencé des travaux et des jours. Déjà d'autres portes tournent sur leurs gonds. De l'empire des pharaons à celui du Milieu, la route de l'espoir s'apprête à dérouler son long tapis de soie. L'oeil éternel du dieu Horus prompne son regard fixe jusqu'aux extrémités du monde. La ronde terre des hommes trouve lentement sa place dans la silencieuse musique des sphères dont retentit depuis toujours le cosmos intérieur de Gilbert Constantin.

Glovelier, le 27 décembre 2000
Benoît Girard